53 845 visites 2 visiteurs

Les filles de l’US Altkirch vont de l’avant avec Robert Pallaro (L'Alsace 24.02.17)

24 février 2017 - 10:08

Les féminines de l’US Altkirch entament samedi soir (20 h 30 à La Palestre) le cycle retour de leur saison en Nationale 2 en recevant Vesoul. L’entraîneur Robert Pallaro est déterminé.

Né en 1956 et domicilié à Elbach, Robert Pallaro « baigne » dans le handball depuis déjà cinquante années. « J’avais effectivement 11 ans quand j’ai pris ma première licence. C’était à l’UCJE Dannemarie. Le club était présidé par Charles Gastaud » , se souvient celui qui a longtemps pratiqué le handball et le football en même temps. « J’ai joué en équipe première à l’AS Retzwiller à l’âge de 16 ans et j’étais le plus jeune joueur de France à évoluer au niveau senior avec l’US Altkirch à 16 ans et demi. À l’époque, on a joué les barrages à Toulouse. Je cirais le banc. En face, il y avait notamment Claude Onesta qui a le même âge que moi », raconte Robert Pallaro.

Champion de France avec le FC Mulhouse

Il va également vivre de grands moments de handball avec le FC Mulhouse et des coéquipiers comme Dino Chiavus et Éric Merglen. « Nous avons fait champions de France contre le Puc devant 6000 personnes au Palais des sports. Ensuite, le FCM a été relégué et a rajeuni son effectif. C’était le moment pour moi de raccrocher et de devenir entraîneur », se souvient encore Robert Pallaro.

En Division 1

Il est âgé de 32 ans quand il devient le coach de l’ASPTT Mulhouse filles qui évolue en Nationale 2. Il y reste une saison. Il est contacté par le HBC Kingersheim alors en championnat d’Alsace. « Le projet du club m’a séduit. Et nous sommes montés jusqu’en Division 1 avec les filles. Ce n’était que du bonheur. Nous avons notamment terminé à trois reprises à la première place en Division 2. Mais à chaque fois, pour monter, il fallait jouer des barrages. La première année, on gagne de sept buts à domicile contre Nîmes et on perd de neuf buts au retour. La seconde année, on gagne de trois buts à l’aller contre Mios et on perd de quatre buts au retour après avoir mené de cinq buts à la mi-temps. La troisième année, c’est un tournoi à trois que nous gagnons au Pouzin contre Nîmes, alors entraîné par un certain Alain Portes. Nous avons alors évolué une saison en Division 1, en 1998 », précise Robert Pallaro.

Retour au football

Après cette aventure, il fait une pause et passe ses diplômes d’entraîneur de football. Il coache à nouveau Retzwiller et monte à deux reprises. Puis il reçoit un appel du FC Mulhouse handball pour reprendre l’équipe première en Nationale 1. Il y restera deux années avant de rejoindre à nouveau le HBC Kingersheim. « Nous sommes montés en Nationale 1 avec notamment six gamines de 15-16 ans parmi lesquelles Mélanie Felder, Paola Ekuba ou encore Camille Marck », ajoute l’actuel entraîneur de l’US Altkirch. Il rejoint ensuite, pendant deux saisons, le club de Soultz où il entraîne les garçons en championnat d’Alsace. Puis il revient à Altkirch, répondant à un appel de Michel Randé. Des moments compliqués. À l’époque, les seniors garçons entament leur descente alors que les filles débutent leur ascension.

« J’ai onze montées dans ma carrière »

Après cette saison compliquée, le club, alors présidé par Marie-Cécile Pallier, lui demande de reprendre l’équipe féminine. Avec le succès que l’on connaît depuis. Et surtout cette accession en Nationale 2 puis, aujourd’hui, cette lutte pour la montée en Nationale 1. « Je me fais plaisir actuellement quand je vois ce public dans les tribunes de La Palestre. Altkirch est une terre de handball. J’ai onze montées dans ma carrière et de belles aventures. Mais, cette année est intéressante. Nous avons une belle équipe avec des filles talentueuses et travailleuses. L’apothéose serait effectivement la montée en Nationale 1. Mais pour y parvenir, il faut travailler. Je suis perfectionniste. On m’apprécie ou on me déteste, mais je suis comme je suis. Mais à la fin de chaque saison, je suis capable de regarder les gens droit dans les yeux «, poursuit Robert Pallaro.

« On peut encore progresser »

Samedi soir, il sera évidemment sur le banc pour chercher avec les filles de l’US Altkirch une nouvelle victoire face à Vesoul. A-t-il un message à faire passer à ses joueuses ? « Oui. Qu’elles sachent que c’est rare d’avoir une telle opportunité de jouer à ce niveau. Maintenant, tout va dépendre de nous. Si nous gagnons toutes nos rencontres, nous montons en N1. Il faut donc faire mieux que lors de la phase aller. C’est un bon groupe que je suis fier d’entraîner. Qu’elles sachent toutes que l’on peut encore progresser à la condition d’être présentes et nombreuses aux entraînements », conclut Robert Pallaro.

Commentaires

  Équipes Pts J G Nuls P Buts + Buts - Diff
1 EPINAL HB 64 22 21 0 1 720 517 203
2 US ALTKIRCH 59 22 18 1 3 733 622 111
3 ENTENTE MONTIGNY HANDBALL 55 22 16 1 5 688 642 46
4 HBC KINGERSHEIM 51 22 15 1 6 604 541 63
5 STELLA SPORTS SAINT MAUR HANDBALL 43 22 10 1 11 677 693 -16
6 ASS. STE MAURE-TROYES 40 22 9 2 11 582 593 -11
7 REIMS CHAMPAGNE HANDBALL 38 22 8 0 14 571 613 -42
8 COLMAR CENTRE ALSACE 37 22 7 1 14 597 627 -30
9 E. STRASBOURG SCHILTIGHEIM ALSACE HANDBALL 36 22 6 2 14 558 647 -89
10 CHEVIGNY ST SAUVEUR HANDBALL 36 22 7 0 15 576 640 -64
11 REICHSTETT 36 22 6 2 14 556 606 -50
12 CERCLE SPORTIF VESULIEN HAUTE SAONE 29 22 3 1 18 559 680 -121